Protéger le métier d’esthéticienne : responsabilités, diplômes et rôle collectif

par | Fév 26 | Actualités

Protéger le métier d’esthéticienne : une responsabilité collective

Le métier d’esthéticienne est aujourd’hui confronté à une confusion croissante des rôles et des compétences.

Pourtant, l’esthétique est un métier diplômant, réglementé et exigeant, qui repose sur une expertise précise et encadrée.

Si la profession se fragilise, ce n’est pas par hasard.

C’est parce que chacun, à son niveau, a laissé s’installer des dérives.

Un métier réglementé trop souvent sous-estimé

Le diplôme d’esthétique forme à :

  • l’anatomie et la physiologie cutanée,
  • l’expertise de la peau et de ses déséquilibres,
  • la cosmétologie et la lecture INCI,
  • l’hygiène, la sécurité et les contre-indications,
  • le raisonnement professionnel appliqué aux soins.

Contrairement aux idées reçues, le niveau de connaissance de la peau exigé en esthétique est très élevé et souvent plus approfondi qu’on ne l’imagine.

Diplômé ne veut pas dire diplômé en esthétique

De nombreux professionnels sont diplômés :

  • médecins,
  • infirmier(e)s,
  • pharmaciens,
  • praticiens du bien-être,
  • masseurs,
  • diététiciens, etc.

Ces diplômes sont sérieux et respectables.

Mais ils ne forment pas au métier d’esthéticienne.

Le problème n’est donc pas l’existence de ces professions, mais la confusion entretenue entre les compétences, laissant croire qu’un diplôme perçu comme “supérieur” permettrait de pratiquer des soins esthétiques ou du conseil cosmétique… ce qui est faux.

Des pratiques hors cadre et leurs conséquences

Lorsque des soins esthétiques ou du conseil cosmétique sont proposés hors institut de beauté et sans formation esthétique initiale, les effets sont immédiats :

  • perte de lisibilité pour les clientes,
  • dévalorisation du métier,
  • concurrence déloyale,
  • épuisement des esthéticiennes diplômées.
  • À terme, c’est toute la profession qui s’affaiblit.

Nous sommes tous responsables

Il est essentiel de le dire clairement : la protection du métier d’esthéticienne repose sur une responsabilité collective.

Le rôle des esthéticiennes

  • Valoriser leur diplôme et leur expertise
  • Respecter leur cadre de compétences
  • Dénoncer officiellement la concurrence déloyale, et pas uniquement s’en plaindre sur les réseaux sociaux

Le rôle des organismes de formation

  • Respecter strictement le cadre du diplôme esthétique
  • Refuser les formations hors champ
  • Assumer une éthique professionnelle claire

Le rôle des marques et fournisseurs

  • Reconnaître la légitimité des esthéticiennes diplômées
  • Ne pas entretenir la confusion des rôles

Le rôle des autres professions

  • Rester dans leur champ de compétences
  • Respecter les métiers réglementés

Le rôle des consommatrices

  • Choisir des soins réalisés uniquement par des esthéticiennes diplômées
  • En institut de beauté
  • Refuser les soins hors cadre professionnel

Pourquoi adhérer à un syndicat professionnel est essentiel

La défense du métier ne peut pas reposer uniquement sur des initiatives individuelles.

L’adhésion à un syndicat permet :

  • de faire remonter les réalités du terrain,
  • de peser collectivement auprès des institutions,
  • de structurer et protéger durablement la profession.

Des organisations comme la CNAIB ou la CNEP jouent un rôle clé dans la reconnaissance et la défense du métier d’esthéticienne.

Protéger l’esthétique, c’est un choix

Protéger le métier d’esthéticienne, ce n’est pas exclure.

  • C’est respecter les règles, reconnaître l’expertise et agir avec cohérence.
  • C’est un choix professionnel, éthique et collectif.